De quoi parle t-on ?
Le mot Ethnie est dérivé du grec εθνοσ qui signifie « toute classe d’êtres d’origine ou de condition commune ». La définition qu’en donne « le petit Robert © » est la suivante : Ensemble de personnes que rapprochent un certain nombre de caractères de civilisation, notamment la langue et la culture. La définition du petit Larousse © de 1991 est moins ouverte : Groupement humain qui possède une structure familiale, économique et sociale homogène et dont l’unité repose sur une communauté de langue et de culture.
Peut-on utiliser ce mot facilement ?
Le mot ethnie est sensible dans son utilisation, notamment par la diversité des représentations que chacun s’en fait. Si rien ne s’oppose à désigner un individu ou un groupe d’individus selon son appartenance à une ethnie, il faut être très attentif aux dérives possibles. Il est condamnable moralement et juridiquement de hiérarchiser les ethnies.
On peut définir plus précisément l’ethnicité, qui est d’après Max Weber, le sentiment de partager une ascendance commune, que ce soit à cause de la langue, des coutumes, de ressemblances physiques ou de l’histoire vécue (objective ou mythologique). Cette notion est très importante sur le plan social et politique car elle est le fondement de la notion d’identité. Celle-ci peut entraîner des engagements extrêmes.
Discrimination ethnique ?
En France, la discrimination ethnique est prohibée par le code pénal (art 225-1) puisque constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de (…) leur appartenance ou non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie (…). Même si la loi protège ce type de discrimination, il n’existe pas encore de jurisprudence dans ce domaine.
Point de vue
La Ville de Paris s’inscrit dans le respect des textes, plus particulièrement de celui de la Déclaration des Droits de l’Homme.
Bien qu’elle soit assez éloignée de la vie des TPE-PME/PMI, l’ethnie est une notion qui tient une place importante dans celles de racisme et des idéologies connexes. La CGPME Ile-de-France condamne la discrimination sur la base d’une appartenance réelle ou supposée à une ethnie et reste vigilante à ne pas laisser se développer « l’éthnicisation » de la vie des entreprises et de certaines tâches ou fonctions de la communautarisation de la vie des entreprises de même que « l’ethnicisation » de certaines tâches ou fonctions. Ce sont des phénomènes, le plus souvent subis dans une gestion trop à court terme des ressources humaines, contraires à l’efficacité économique à long terme et très difficiles à résorber une fois installés.






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