Sur les 143 millions d’Américains qui ont été en emploi au moins six mois au cours de l’année 2005, 7,7 millions (soit 5,4 %) vivaient dans un ménage dont le revenu était inférieur au seuil de pauvreté. Ce risque de vivre en dessous du seuil de pauvreté alors qu’on est actif est inégalement distribué : les Blancs et les Asiatiques y sont moins exposés (4,7 % dans les deux cas) que les Noirs ou les Hispaniques (10,5 %). Les femmes sont plus exposées que les hommes chez les Blancs (5 % contre 4,4 %) et surtout chez les Noirs (13 % contre 7,7 %). Elles le sont pratiquement autant que les hommes chez les Hispaniques (10,6 % contre 10,4 %) et moins chez les Asiatiques (4,4 % contre 5 %). Ces différences ethniques persistent à niveau d’éducation égal, même si elles tendent à s’atténuer fortement avec l’élévation du niveau d’éducation. Ainsi, parmi ceux qui n’ont aucun diplôme, le risque de pauvreté laborieuse est-il supérieur de 9 points chez les Noirs et de 3,5 points chez les Hispaniques à ce qu’il est chez les Blancs (13 %), alors qu’il est inférieur de 3 points chez les Asiatiques. Parmi les diplômés de l’enseignement supérieur (niveau bachelor et au-dessus), les écarts sont nettement moindres, mais le risque de pauvreté laborieuse reste néanmoins supérieur de 1,2 point chez les Noirs, de 1,1 point chez les Hispaniques et de 0,9 point chez les Asiatiques à de ce qu’il est chez les Blancs (1,5 %).
http://stats.bls.gov/cps/cpswp2005.pdf
Article paru dans la note de veille stratégique n°83 sur le site : http://www.strategie.gouv.fr/article.php3?id_article=728






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